20/06/2006

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« J'ai si peu vécu que j'ai tendance à m'imaginer que je ne vais pas mourir ; il paraît invraisemblable qu'une vie humaine se réduise à si peu de chose ; on s'imagine malgré soi que quelque chose va, tôt ou tard, advenir. Profonde erreur. Une vie peut fort bien être à la fois vide et brève. Les journées s'écoulent pauvrement, sans laisser de trace ni de souvenir ; et puis, d'un seul coup, elles s'arrêtent. »

 

"Extension du domaine de la lutte", Michel Houellebecq, Éd. Maurice Nadeau, 1994

 

b.

23:20 Écrit par bergman dans ) dixit ( | Commentaires (2) | Tags : litterature, houellebecq |  Facebook | |

Commentaires

effectivement ...
c'est un sentiment qui parfois me prend ou me laisse
...

Écrit par : jlc | 21/06/2006

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Et qui d'autre osera l'avouer, à quoi cette vie la vouer ?

b.

Écrit par : bergm4n | 22/06/2006

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