02/08/2006

Michaux

 

 

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« Avec simplicité les animaux fantastiques sortent des angoisses et des obsessions et sont lancés au dehors sur les murs des chambres où personne ne les aperçoit que leur créateur.

La maladie accouche, infatigablement, d'une création animale inégalable.

La fièvre fit plus d'animaux que les ovaires n'en firent jamais.

Dès le premier malaise, ils sortent des tapisseries les plus simples, grimaçant à la moindre courbe, profitant d'une ligne verticale pour s'élancer, grossis de la force immense de la maladie et de l'effort pour en triompher ; animaux qui donnent des inquiétudes, à qui on ne peut s'opposer efficacement, dont on ne peut deviner comment ils vont se mouvoir, qui ont des pattes et des appendices en tous sens. »

 

Henri Michaux, "Plume", chapitre "Animaux fantastiques" (extrait), Éd. Gallimard, 1938

 

b.

14:58 Écrit par bergman dans ) dixit ( | Commentaires (3) | Tags : litterature, henri michaux |  Facebook | |

Commentaires

euh Ce René ne serait-il pas plutôt Henri ?

Écrit par : Rashomon | 03/08/2006

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Rashomon Oups ! Je lisais du rené Char avant ce post, d'où la confusion.
Merci de l'avoir remarqué, c'est remarquable.

b.

Écrit par : bergm4n | 03/08/2006

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... HM, mon Dieu a tout pris!

Écrit par : Badebec | 09/08/2006

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