16/02/2012

ab(and)onnée absente

 

Je ne lui ai même pas parlé.

Mais elle éclaboussait l’endroit de sa présence incoercible, sans doute parce qu’elle était partout ailleurs, sauf là où elle déambulait, lascivement lassée, lacérant de regards la lice du lieu.

C’était ça, en fait : elle avait une façon de ne pas être là, une espèce d’envahissante absence, qui me fascinait.

Je ne lui ai pas parlé parce que je sentais bien que je ne lui dirais rien.

Et je craignais de déranger sa présence d’esprit par mon absence d’intérêt…

b.

12:51 Écrit par bergman dans ) chutes ( | Commentaires (1) |  Facebook | |

Commentaires

'Comment ne pas avoir peur devant cette absence de raison dénuée de toute folie ?'

Superbes mots et paradoxes qui me font penser aussi à 'cette aveuglante absence de lumière'.

Merci pour cette lecture !

:)

Écrit par : L | 17/02/2012

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