31/01/2012

Oster y culture

 

 

S’il a obtenu le prix Médicis en 1999 pour "Mon grand appartement", Christian Oster est peut-être davantage connu pour "Une femme de ménage" (2001), devenu depuis un film au travers de la caméra de Claude Berri et des interprétations de Jean-Pierre Bacri et d’Emilie Dequenne.

"Mon grand appartement" me donne envie de le louer, entendez « le couvrir de louanges ». Oster nous donne la preuve que l’on peut impassiblement se prendre les pieds dans le tapis sans être ridicule, tout en ayant suffisamment de recul pour en rire avec le lecteur au moment de la chute elle-même. Ironique sans sarcasme, réfléchi sans effet de miroir alourdissant, ce court roman (« à la » Editions de Minuit) crée une curieuse impression de jubilation intérieure, fraîche et revigorante. Etonnant et élégant moment de littérature radicalement contemporaine…

b.

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19/09/2007

m'hérite

 

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« Il n’y a aucun mérite à être quoi que ce soit » 

Marcel Mariën

b.

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12/09/2007

vanitas

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« L’homme m’embête ! Si on l’écoutait, on ne s’occuperait que de lui ! » 

René Barjavel, “Si j’étais Dieu”, Ed. Garnier; 1976

b.

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21/07/2007

Char(re)

 

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« On ne peut guère s'attacher à plusieurs choses à la fois, mais il faut être soi tout entier pour une ou deux de ces choses essentielles. Hors de cela on est broyé sans espoir et notre conscience se détourne de nous. »

 

René Char, "Le soleil des eaux", Gallimard, 1967

 

b.

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30/05/2007

Italo

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« La photographie n'a de sens que si elle épuise toutes les images possibles. »

 

Italo Calvino, "L'aventure d'un photographe", in "Aventures", éd. du Seuil.

 

b.

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30/04/2007

temps nuit

 

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 « Sans l'ennui, sans cette somnolence du temps où les choses perdent leur saveur, qui ouvrirait jamais un livre, quitterait sa ville natale ? L'on a tout à redouter d'une société du divertissement continu qui saturerait jour et nuit nos moindres envies. »

 

Pascal Bruckner, "L'Euphorie perpétuelle", Éd. Grasset, 2000

 

b.

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27/03/2007

 p'heureux

 

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« Sans l'ennui, sans cette somnolence du temps où les choses perdent leur saveur, qui ouvrirait jamais un livre, quitterait sa ville natale ? L'on a tout à redouter d'une société du divertissement continu qui saturerait jour et nuit nos moindres envies. »

 

Pascal Bruckner, "L'Euphorie perpétuelle", Éd. Grasset, 2000

 

b.

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02/08/2006

Michaux

 

 

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« Avec simplicité les animaux fantastiques sortent des angoisses et des obsessions et sont lancés au dehors sur les murs des chambres où personne ne les aperçoit que leur créateur.

La maladie accouche, infatigablement, d'une création animale inégalable.

La fièvre fit plus d'animaux que les ovaires n'en firent jamais.

Dès le premier malaise, ils sortent des tapisseries les plus simples, grimaçant à la moindre courbe, profitant d'une ligne verticale pour s'élancer, grossis de la force immense de la maladie et de l'effort pour en triompher ; animaux qui donnent des inquiétudes, à qui on ne peut s'opposer efficacement, dont on ne peut deviner comment ils vont se mouvoir, qui ont des pattes et des appendices en tous sens. »

 

Henri Michaux, "Plume", chapitre "Animaux fantastiques" (extrait), Éd. Gallimard, 1938

 

b.

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30/07/2006

Sternberg

 

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« Mais j'ai certaines facultés, je vous l'avais déjà dit. Ce qui me manque avant tout, c'est la faculté d'employer ces facultés. »

 

Jacques Sternberg, "Bien sincèrement à vous", Éd. Laffont, 1971

 

b.

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04/07/2006

gymnopédie

 

 

« Je m'appelle Érik Satie, comme tout le monde. »

 

"Érik Satie, Écrits", Ornella Volta, Éd. Champ Libre, 1981

 

b.

 

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01/07/2006

béat

 

 

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Qu'est-ce qu'une habitude ? Une certaine technique d'économie d'énergie. [...] Il y a même une volupté de la répétition dont la ruse ultime consiste à s'effacer, à passer inaperçue au moment où elle règne sans partage. En elle, le temps disparaît à force de revenir à l'identique. Obsédé d'originalité, l'Occident cultive une vision trop négative du répétitif. Il est des cultures où le retour d'un même thème, comme dans la musique arabe ou indienne, l'immobilité d'une note indéfiniment tenue finit par creuser d'imperceptibles différences. Ces mélodies d'apparence follement monotones sont travaillées d'infimes variations. Elle font concurrence au silence et nous hypnotisent par cette façon singulière de progresser en restant sur place.

 

Pascal Bruckner, L'Euphorie perpétuelle, Éd. Grasset, 2000

 

b.

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20/06/2006

plateforme

 

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« J'ai si peu vécu que j'ai tendance à m'imaginer que je ne vais pas mourir ; il paraît invraisemblable qu'une vie humaine se réduise à si peu de chose ; on s'imagine malgré soi que quelque chose va, tôt ou tard, advenir. Profonde erreur. Une vie peut fort bien être à la fois vide et brève. Les journées s'écoulent pauvrement, sans laisser de trace ni de souvenir ; et puis, d'un seul coup, elles s'arrêtent. »

 

"Extension du domaine de la lutte", Michel Houellebecq, Éd. Maurice Nadeau, 1994

 

b.

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29/05/2006

food for thoughts

 

Louis Pauwels, Blumroch l'admirable

« [...] la conscience de n'être pas assez intelligent. J'éprouve cette conscience sans comprendre comment il se fait que mon esprit puisse se connaître insuffisant. Mais enfin, il se connaît tel. C'est mon chagrin le plus intime, le seul sans rémission. »

 

Louis Pauwels, "Blumroch l'admirable", Gallimard, 1976

 

b.

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25/05/2006

la chère est triste

 

 

La chair est triste, hélas! et j'ai lu tous les livres.
Fuir! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres
D'être parmi l'écume inconnue et les cieux!
Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux
Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe
O nuits! ni la clarté déserte de ma lampe
Sur le vide papier que la blancheur défend
Et ni la jeune femme allaitant son enfant.
Je partirai! Steamer balançant ta mâture,
Lève l'ancre pour une exotique nature!

Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
Croit encore à l'adieu suprême des mouchoirs!
Et, peut-être, les mâts, invitant les orages
Sont-ils de ceux qu'un vent penche sur les naufrages
Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots...
Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots !

 

Stéphane Mallarmé, "Brise Marine", 1865

 

b.

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11/05/2006

Page

 

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« Si tu veux mon avis, c'est trop facile, les citations, parce qu'il y a tellement de grands écrivains qui ont dit tellement de choses qu'on n'aurait même plus besoin d'exprimer une opinion personnelle. »

 

"Comment je suis devenu stupide", Martin Page, Éd. Le Dilettante, 2000

 

b.

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